Dans un contexte marqué par les tensions liées aux opérations de déguerpissement dans la zone de Plaine Orety, la Présidence de la République a pris la parole ce jeudi pour clarifier sa position et rassurer les populations concernées. Lors de sa première conférence de presse officielle tenue au palais du Bord de mer, le Conseiller spécial et porte-parole de la Présidence, Théophane Nzame Biyoghe, a livré les précisions attendues.
Au cœur de cette communication : l’engagement ferme de l’État à respecter les « droits légitimes » des habitants affectés par les opérations d’aménagement en cours. Le porte-parole a rappelé que les travaux entrepris dans cette zone s’inscrivent dans un vaste programme de modernisation urbaine, comprenant notamment la construction du Boulevard de la Transition, d’une cité administrative, ainsi que l’aménagement du bassin versant Sainte-Marie – Awondo. Des projets d’envergure qui visent à réduire les risques d’inondation, fluidifier la circulation, et revaloriser le cadre de vie dans la capitale.
Mais face aux critiques et à l’émotion suscitée par les déguerpissements, le message principal de la Présidence se veut apaisant et responsable. « Les services compétents sont à l’œuvre pour faire en sorte que les droits légitimes des compatriotes impactés soient pris en compte tout au long du processus en cours », a déclaré M. Nzame Biyoghe dans un ton solennel.
Cette déclaration implique notamment que seules les personnes disposant de titres de propriété légaux pourront faire valoir leurs droits, une précision qui vient cadrer l’action gouvernementale tout en soulignant l’importance de l’État de droit dans la gestion du territoire.
Le porte-parole a également assuré que le Président de la République suit personnellement le dossier, avec le souci d’agir avec équité et justice. « Les projets sus-indiqués ne visent en aucun cas à punir, mais plutôt à construire un cadre de vie digne et moderne pour tous », a-t-il insisté.
Cette sortie officielle marque un tournant important dans la gestion publique de l’opération Plaine Orety. Elle traduit la volonté de l’exécutif d’allier transformation urbaine et respect des droits humains, dans un pays où les enjeux d’urbanisme restent sensibles, notamment en matière de relogement et de sécurité foncière.
En se positionnant ainsi, la Présidence espère non seulement désamorcer les tensions, mais aussi restaurer la confiance entre l’État et les citoyens, à l’heure où Libreville entre dans une phase de refondation de son tissu urbain.





