C’est un jour historique pour les greffiers du Gabon. Réunis en séance plénière, les Députés de la Transition ont adopté à la majorité des voix le projet de loi portant statut particulier des Greffiers, présenté une semaine plus tôt par le Ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Chargé des Droits Humains, Dr Séraphin Akure Davain. Un vote décisif qui vient marquer la fin d’une longue lutte syndicale, mais surtout le début d’un nouveau chapitre pour ce corps de métier essentiel au fonctionnement de la justice.
Une adoption attendue, un soulagement collectif
Porté par la Commission des lois, des Affaires administratives et des Droits de l’Homme de l’Assemblée nationale, le texte a été adopté lors d’une plénière présidée par Jean François NDONGOU, Président de l’institution. L’aboutissement de ce texte répond aux revendications exprimées ces derniers mois par les deux principaux syndicats du secteur – le Syndicat national des Greffiers du Gabon (Synagref) et le Syndicat des Greffiers du Gabon (SGG) – à l’origine d’un mouvement de grève qui avait paralysé plusieurs juridictions du pays.
Sous l’impulsion du Médiateur de la République, les greffiers avaient accepté de suspendre leur mouvement, dans l’attente d’une réponse législative. L’adoption du statut particulier est perçue par leurs représentants comme une victoire syndicale et institutionnelle, mais aussi comme un signal fort de la volonté des autorités de moderniser la justice gabonaise.
Une reconnaissance institutionnelle du métier de greffier
Le texte adopté précise les droits, devoirs, conditions de travail et de carrière des greffiers, et consacre enfin un cadre juridique spécifique à cette profession trop longtemps reléguée au second plan. En dotant les greffiers d’un statut particulier, l’État reconnaît leur rôle stratégique dans l’enregistrement, la conservation et l’exécution des décisions de justice, ainsi que dans la chaîne de transparence du service public judiciaire.
Présents en nombre dans les tribunes de l’Assemblée nationale, plusieurs représentants du corps ont exprimé leur gratitude aux autorités pour leur engagement. « Il s’agit d’une avancée significative pour la stabilité du système judiciaire gabonais et la dignité de notre métier », a déclaré l’un d’eux à l’issue du vote.
Une procédure d’urgence avant promulgation
L’adoption du texte s’inscrit dans le cadre d’une procédure d’urgence, témoignant de la priorité accordée à cette réforme. Le projet de loi sera désormais transmis au Sénat pour une adoption en des termes identiques, avant sa promulgation par le Président de la République, Son Excellence Brice Clotaire Oligui Nguema.
Ce vote marque une étape décisive dans la modernisation de l’administration judiciaire, en droite ligne avec les engagements du Chef de l’État en faveur d’une justice plus équitable, plus efficace et plus respectueuse des professionnels qui la font vivre.





