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Port-Gentil : un mineur condamné à 14 mois de prison pour vol à main armée.

Un mineur de 16 ans, Kevin G., a été condamné à 14 mois et 18 jours de prison par le Tribunal pour enfants de Port-Gentil, pour son implication dans un vol avec arme apparente commis en bande organisée. Jugé les 17 et 18 juin 2025 lors d’une session spéciale dédiée aux jeunes détenus, il a cristallisé l’attention des juges par la gravité répétée de ses actes et l’ampleur de son parcours délinquant.

Une audience sous tension

Les faits remontent à plusieurs mois, et s’étalent sur une même zone géographique, avec des victimes distinctes. Lors du dernier incident recensé, le 3 mars 2024 dans le quartier PG1, un ressortissant ouest-africain, Diaby Diawara, a été agressé alors qu’il jetait ses ordures. Cerné par un groupe armé de couteaux, machettes et ciseaux, il a été dépouillé sous la menace violente. Kevin G., seul arrêté sur le moment grâce à l’intervention de riverains, a ensuite révélé l’identité de plusieurs complices, dont un certain Ramsès.

Face au tribunal, les faits ont été reconstitués avec précision. Malgré son jeune âge, les juges ont estimé que Kevin G. avait agi en pleine conscience, participant à plusieurs actes similaires. Son implication dans au moins quatre autres affaires connexes a été confirmée durant l’instruction.

D’une sanction pénale à un espoir de réinsertion

La peine prononcée se veut à la fois punitive et réhabilitative. Pour les juges, il s’agit de « permettre à ce jeune de se détourner d’une trajectoire criminelle », tout en marquant la gravité des faits perpétrés. La sortie de prison de Kevin G. est prévue pour septembre prochain, sous réserve de poursuites supplémentaires dans une cinquième affaire.

Le cas de ce jeune interroge aussi sur les défaillances de son environnement familial. Orphelin de mère depuis 2021, Kevin G. a grandi sans véritable encadrement parental. Son père, décrit comme absent, est aujourd’hui pointé du doigt pour démission parentale.

Quand la justice questionne la responsabilité parentale

Me Dominique Ongonwou, avocat du jeune prévenu, a dénoncé l’absence d’accompagnement familial dans le parcours de son client :Il est trop facile d’accuser des enfants désœuvrés, mais où étaient les adultes censés les guider, financer leur scolarité, surveiller leurs fréquentations ? » a-t-elle lancé lors de l’audience

Elle demande que le père de Kevin soit juridiquement mis en cause pour négligence parentale, estimant que l’inaction des parents contribue largement à la montée de la délinquance juvénile dans la capitale économique du pays.

Une spirale sociale préoccupante

L’histoire de Kevin G. n’est pas un cas isolé. Dans plusieurs quartiers populaires de Port-Gentil, l’explosion de la délinquance juvénile est alimentée par la pauvreté, l’abandon familial, la drogue et une perte de repères généralisée. Les tribunaux pour enfants sont confrontés à une augmentation des dossiers impliquant des mineurs, souvent livrés à eux-mêmes.

Le Code de l’enfant prévoit des dispositifs de réinsertion sociale, mais leur mise en œuvre reste fragile. Faute de moyens, les structures d’accueil manquent, et les cas comme celui de Kevin G. continuent de révéler les failles d’un système censé protéger avant de punir.

Wilfried
Wilfried
Jayson est un rédacteur passionné par l'écriture et la communication. Fort d'une expérience dans le domaine du contenu web, il se spécialise dans la rédaction d'articles informatifs et de blogs optimisés pour le SEO. Toujours à l'écoute des tendances du marché, Jean s'efforce de produire des textes clairs, engageants et adaptés aux besoins de ses lecteurs. En dehors de sa carrière professionnelle, il aime lire des romans contemporains et explorer de nouvelles idées à travers des projets créatifs.

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