Le gouvernement gabonais intensifie ses préparatifs en vue des prochaines élections législatives et locales, prévues en fin d’année 2025. Ces deux scrutins, organisés de concert, sont présentés comme une étape décisive vers la consolidation de la Vᵉ République et la restauration d’un ordre constitutionnel pleinement opérationnel.
Cette décision, confirmée lors du discours d’investiture du président Brice Clotaire Oligui Nguema, officialise un calendrier clair : les législatives se tiendront le 27 septembre, suivies des élections locales – municipales et départementales – le 11 octobre.
Le choix d’un scrutin couplé vise à rationaliser les moyens financiers et logistiques, tout en favorisant une plus forte participation citoyenne et en permettant un déploiement rapide des nouvelles institutions.
—Décentralisation et renforcement territorial
Le double scrutin s’inscrit dans une stratégie de décentralisation, visant à impliquer davantage les collectivités locales dans le processus décisionnel. Il s’agit, selon le gouvernement, de doter les communes et départements d’élus légitimes capables de répondre efficacement aux attentes de la population, à l’échelle locale.—Un ancrage vers la stabilité institutionnelle.
En dotant le pays dès la fin 2025 d’un parlement renouvelé et de conseils locaux structurés, le pouvoir entend poser les bases d’une gouvernance stable. Il s’agit également de créer les conditions politiques propices au lancement des réformes économiques, sociales et institutionnelles promises.





