Kinshasa, 20 mai 2024 — La République Démocratique du Congo a vécu une nuit de chaos et de violence le 19 mai 2024, marquée par une tentative de coup d’État audacieuse mais avortée. À la tête de cette insurrection se trouvait Christian Malanga, né le 2 janvier 1983 à Kinshasa, politicien et président du United Congolese Party (UCP). Cet événement a non seulement ébranlé la nation, mais aussi scellé le destin tragique de Malanga, décédé des suites de ses blessures après une confrontation avec l’armée congolaise.
Selon un rapport de BBC News Africa, la tentative de coup d’État a commencé par une attaque armée sur le palais présidentiel. Plusieurs hommes armés ainsi que le fils Marcel Malanga ont pris d’assaut le bureau du président Félix Tshisekedi. Dans le même temps, une deuxième attaque visait la résidence de Vital Kamerhe, ancien chef d’état-major et proche allié du président. Ces assauts coordonnés ont créé une atmosphère de confusion et de peur à Kinshasa.
Le général de brigade Sylvain Ekenge, porte-parole de l’armée congolaise, a déclaré que les forces de sécurité ont rapidement riposté, neutralisant les assaillants. « Plusieurs hommes armés ont attaqué le bureau du président et une deuxième attaque a eu lieu à proximité, au domicile de Vital Kamerhe. » a-t-il précisé. À la suite de ces attaques, 50 personnes ont été arrêtées, dont trois citoyens américains, ajoutant une dimension internationale à cette crise.
Christian Malanga, au cœur de cette tentative de coup d’État, avait longtemps été un critique virulent du gouvernement de Tshisekedi. Dans une vidéo en direct diffusée pendant l’attaque, Malanga a déclaré : « Félix, tu es libre. Nous venons te chercher », affirmant ainsi son intention de renverser le régime en place. Ses paroles, pleines de défi, ont résonné comme un dernier cri de révolte avant que son destin ne soit scellé dans le sang.
Malanga a succombé à ses blessures au palais présidentiel, après avoir résisté vaillamment à l’armée congolaise. Sa mort marque la fin d’une figure controversée de la politique congolaise, dont les actions ont profondément divisé l’opinion publique. Pour certains, il était un héros cherchant à libérer le pays d’un régime oppressif ; pour d’autres, un traître dont les ambitions personnelles ont mené à la violence et à l’instabilité.
Cette tentative de coup d’État, bien que échouée, laisse le pays dans un état de tension accrue. La population congolaise, déjà éprouvée par des décennies de conflits et de crises politiques, regarde avec appréhension l’avenir incertain. L’arrestation de 50 personnes, y compris des étrangers, soulève des questions sur les soutiens extérieurs possibles à cette insurrection et sur les implications pour la sécurité nationale.
Le gouvernement de Tshisekedi, ébranlé mais non renversé, doit maintenant faire face aux répercussions de cette tentative de coup d’État. Renforcer la sécurité, rétablir la confiance et assurer la stabilité seront des défis majeurs dans les jours et les semaines à venir. La nuit du 19 mai 2024 restera gravée dans l’histoire congolaise comme un épisode sombre de violence et de chaos, avec Christian Malanga en tant que figure centrale de cette tragédie.





