jeudi, janvier 22, 2026
spot_imgspot_img

Top 5 cette semaine

spot_img

A lire aussi

Bongo : victimes autoproclamées, bourreaux d’hier

Déclaration de victimes

Exfiltrés grâce à l’entregent de Luanda, Sylvia Bongo Ondimba et son fils Noureddin se présentent, dans une longue adresse bilingue publiée le 3 juillet, comme les otages des nouvelles autorités Gabonaises. Kidnapping familial, tortures, menaces : ils décrivent vingt mois d’enfer et réclament réparation, un contre-récit qui balaie aussitôt deux décennies aux commandes du Gabon.

Omissions coupables

Pas un mot, pourtant, sur les villas saisies, les comptes gelés et les centaines de milliards détournés que la justice recense toujours. Le duo ignore les accusations de concussion, de blanchiment et d’enrichissement illicite qui ont fait d’eux les piliers d’un État-prédateur. Leur déclaration élude systématiquement le passé ; la ficelle est aussi grosse que la fortune exilée.

Mémoire des abus

Au-delà des frontières, leur indignation sélective interroge : Sylvia et Noureddin dénoncent aujourd’hui prisons arbitraires et bâillons médiatiques – les mêmes méthodes qu’ils infligeaient hier aux opposants. Derrière le vernis victimaire, le souvenir d’un pouvoir clanique demeure vif : un appareil sécuritaire redouté, des voix réduites au silence, des richesses nationales siphonnées.

Opération de réhabilitation ratée

Objectif assumé : regagner crédit auprès des capitales occidentales et poursuivre les nouvelles autorités Gabonaises devant les tribunaux. Mais l’exercice de communication, efficace peut-être à Paris, sonne creux à Libreville, où les écoles délabrées et hôpitaux exsangues rappellent le coût de leur règne. La nation n’a pas la mémoire courte : blanchir un nom n’efface pas les cicatrices d’un pays pillé.

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Articles populaires