Une accessibilité inquiétante
Dans les quartiers populaires de Libreville, Owendo ou Akanda, les vins à bas prix ont envahi les rayons et les étals. Ces boissons, souvent vendues en sachet ou dans des bouteilles plastiques non estampillées, attirent par leur faible coût, parfois inférieur à 500 francs CFA. Un phénomène qui soulève de sérieuses inquiétudes quant à leur origine, leur qualité et surtout leur impact sur la santé publique.
Composition douteuse et absence de traçabilité
Selon plusieurs professionnels de santé et acteurs de la société civile, ces boissons alcoolisées contiendraient des substances chimiques non identifiées, issues de mélanges artisanaux incontrôlés. Sans étiquette claire ni date de péremption, ces produits échappent à tout contrôle sanitaire. Le consommateur, souvent mal informé, se retrouve ainsi exposé à des risques majeurs, sans possibilité de recours.
Des effets dévastateurs sur la santé
Les conséquences sanitaires sont multiples : troubles neurologiques, atteintes hépatiques, troubles digestifs, voire intoxications aiguës. Les jeunes sont particulièrement vulnérables, car ils sont les premiers consommateurs de ces alcools à bas prix. Les centres hospitaliers enregistrent de plus en plus de cas liés à des abus de ces produits bon marché, parfois même frelatés.
Un cadre réglementaire à renforcer
Face à cette prolifération, les autorités sanitaires, en particulier la Direction générale de la Concurrence et de la Consommation, sont appelées à renforcer les contrôles. Il devient urgent de réglementer strictement l’importation, la fabrication et la distribution de ces produits, tout en sensibilisant la population sur les dangers liés à leur consommation.
Vers une prise de conscience collective
Lutter contre les alcools bon marché et non réglementés nécessite un engagement collectif : autorités, société civile, commerçants et citoyens doivent conjuguer leurs efforts. Seule une mobilisation générale permettra de protéger efficacement les consommateurs gabonais contre un fléau qui, à bas bruit, mine leur santé et celle des générations futures.





