Libreville, 9 juillet 2025 – Le Gabon amorce un virage décisif vers l’autosuffisance en viande de volaille. Six fermes industrielles sont en cours de construction sur l’ensemble du territoire national, dans le cadre du plan gouvernemental visant à interdire progressivement l’importation de poulet de chair d’ici 2027.
Présidée par le chef de l’État Brice Clotaire OLIGUI NGUEMA, une réunion stratégique s’est tenue le 4 juillet dernier à Libreville. Objectif : faire le point sur la mise en œuvre de cette ambition nationale, actée en Conseil des ministres le 8 mai dernier. Un plan d’action concret a été arrêté, avec un calendrier serré pour lancer les travaux dès la saison sèche.
Un projet structurant sur six sites pilotes
D’une superficie globale d’environ 2 000 hectares, les six sites identifiés accueilleront des fermes intégrées, incluant unités de production, abattoirs, systèmes d’alimentation et de distribution. Selon le Conseiller spécial du Président de la République, Nicolas Nguema, les opérations de terrassement seront prises en charge par le Génie militaire, garantissant ainsi le démarrage rapide des chantiers.
Souveraineté alimentaire en ligne de mire
Cette initiative s’inscrit dans une politique plus large de renforcement de la souveraineté alimentaire. L’objectif affiché est clair : substituer à terme la production locale aux importations massives de volaille, dont la facture pèse lourdement sur la balance commerciale nationale. Il s’agit également de dynamiser l’emploi agricole, notamment en zones rurales.
Des défis logistiques et économiques à relever
La réussite du projet repose sur plusieurs leviers : la capacité à mobiliser les ressources humaines et financières, la formation des éleveurs, la structuration des chaînes logistiques, ainsi que la maîtrise de la qualité sanitaire. Le gouvernement entend aussi nouer des partenariats avec le secteur privé pour garantir la viabilité du modèle.
Une échéance ferme : 2027
La trajectoire est ambitieuse. D’ici deux ans, le Gabon espère produire localement l’essentiel de la volaille consommée sur son territoire. Un pari audacieux, mais que les autorités estiment tenable grâce à une mobilisation intersectorielle et un suivi rigoureux des travaux. Alors que les premières pelleteuses sont attendues sur les sites dans les prochains jours, le projet avicole gabonais symbolise une volonté affirmée de rompre avec la dépendance extérieure. Au-delà de la viande, c’est toute une vision agricole qui est en gestation.
Relance de la filière avicole au Gabon : six fermes industrielles en construction





