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Vers une cartographie nationale des vendeurs informels de lubrifiants automobiles

Libreville, 9 juillet 2025 – Le gouvernement gabonais franchit une nouvelle étape dans sa politique de formalisation du secteur informel. À l’initiative de la ministre de l’Entrepreneuriat, du Commerce et des PME/PMI, Mme Zenaba Chaning Gninga, une opération nationale de recensement des vendeurs informels de lubrifiants automobiles a été officiellement lancée ce mardi dans la capitale.

Cette opération, qui se déroule jusqu’au 11 juillet sur l’ensemble du territoire national, a pour objectif d’établir une cartographie précise des acteurs du secteur, principalement installés dans les zones à forte densité commerciale comme la gare routière de Libreville et les abords de l’IAI.

Structurer pour mieux encadrer

Accompagnée de ses collaborateurs, la ministre a mené une descente de terrain pour échanger directement avec les revendeurs et observer les conditions dans lesquelles s’exerce cette activité largement informelle. Elle a souligné l’importance de structurer le secteur, non seulement pour le rendre conforme à la réglementation, mais aussi pour favoriser l’insertion professionnelle des jeunes et valoriser une filière à fort potentiel économique.

« Il est temps de transformer ces activités de survie en opportunités entrepreneuriales durables. Cette cartographie nous permettra de bâtir une politique adaptée à la réalité du terrain », a-t-elle déclaré.

Une réponse aux enjeux économiques et sécuritaires

La ministre a également alerté sur les risques liés à la prolifération des lubrifiants non certifiés : détérioration prématurée des moteurs, pollution de l’environnement et augmentation des risques d’accidents. Elle a appelé les consommateurs à privilégier les produits homologués, gages de sécurité et de qualité.

Cette initiative s’inscrit dans la stratégie nationale de formalisation du secteur informel, portée par le gouvernement de la Transition, qui vise à intégrer progressivement les acteurs marginaux dans l’économie formelle, à travers des mécanismes d’encadrement, de formation et d’accompagnement.

En amorçant cette opération de recensement, le ministère du Commerce envoie un signal fort : le développement du Gabon passe aussi par la reconnaissance et la structuration des métiers dits informels. L’enjeu est de taille : transformer une activité diffuse en filière professionnelle régulée, génératrice d’emplois, de fiscalité et de sécurité pour tous les usagers.

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