jeudi, janvier 22, 2026
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Ali Akbar Onanga Y’Obegue, la lente descente d’un ex-baron du PDG

Tous les spécialistes vous le diront : la politique est un champ de bataille impitoyable, où seuls les plus lucides, stratèges et ancrés dans le réel peuvent espérer survivre. Engagé depuis le 30 août 2023 dans une « bataille de légitimité » contre ses anciens camarades du Parti Démocratique Gabonais (PDG), Ali Akbar Onanga Y’Obegue semble aujourd’hui déconnecté de cette logique. Sa trajectoire donne l’impression d’un homme resté sur une ligne de combat abandonnée par ses propres troupes, alors même que l’arène politique a depuis changé de configuration.

Une exclusion sans appel

La sentence est tombée : vendredi dernier, la Commission centrale de discipline et des promotions (CCDP) du PDG a prononcé son exclusion définitive. Une décision qui sonne comme le coup de grâce pour celui qui s’accrochait encore à l’idée d’un retour ou d’un rééquilibrage interne. Mais le rapport de force, dans cette bataille engagée depuis près d’un an, n’a cessé de pencher en sa défaveur. Désormais marginalisé, Onanga Y’Obegue voit s’éloigner tout espoir de peser dans les futures échéances électorales, alors que le directoire du PDG, relancé par Louis, semble avoir repris l’initiative avec une tournée provinciale bien accueillie par la base.

Un isolement politique inquiétant

Ne disposant d’aucun siège officiel pour ses réunions, contraint de recevoir ses partisans dans l’intimité de son domicile, Ali Akbar Onanga Y’Obegue apparaît comme l’ombre de ce qu’il fut. Ses rares soutiens, pour la plupart symboliques, peinent à lui offrir une véritable assise populaire. Pire encore, ses positions récentes semblent davantage dictées par une logique de survie que par une réelle stratégie de reconquête. Le simple fait d’agiter, en arrière-plan, la figure de l’ancien « Distingué Camarade Président » comme ultime carte politique traduit une impasse. Dans un Gabon post-réforme, cette rhétorique semble dépassée et peu audible pour une population tournée vers les enjeux de demain.

La tentation du jusqu’au-boutisme

À quelques mois des élections législatives et locales, l’ancien ministre joue gros. Mais faute de structure, de projet alternatif clair et de coalition solide, son positionnement ressemble davantage à un baroud d’honneur qu’à une relance politique. Il persiste dans une posture de résistance solitaire, qui pourrait bien le mener à une sortie de scène définitive. Si rien ne change, les scrutins à venir pourraient entériner la fin d’un parcours jadis prometteur. Pour beaucoup d’observateurs, l’heure est venue pour lui d’envisager une réorientation stratégique ou, à tout le moins, de sortir du registre du jusqu’au-boutisme.

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