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Le Gabon réintégré pleinement au sein du Commonwealth

Libreville, 17 juillet 2025. Près de deux ans après le coup d’État militaire du 30 août 2023, le Gabon retrouve l’intégralité de ses droits au sein du Commonwealth. Le 15 juillet dernier, le Groupe d’Action ministériel du Commonwealth (CMAG) a levé la suspension partielle qui frappait le pays depuis la rupture de l’ordre constitutionnel. Le président Brice Clotaire Oligui Nguéma s’est réjoui de cette décision sur ses réseaux sociaux, saluant une victoire diplomatique et une reconnaissance des efforts fournis depuis le début de la Transition.

Une adhésion atypique mais assumée

L’adhésion du Gabon au Commonwealth, en juin 2022, avait surpris de nombreux observateurs. Ancienne colonie française, le pays ne partageait aucun lien historique avec le Royaume-Uni. Pourtant, dans la lignée du Mozambique (1995) et du Rwanda (2009), le Gabon avait fait le choix stratégique de rejoindre cette organisation anglophone composée de 56 États membres. Une décision impulsée par l’ancien président Ali Bongo Ondimba, et officialisée lors du sommet de Kigali en 2022, peu avant que le Togo ne suive le même chemin.

Une suspension pour manquement aux principes démocratiques

L’enthousiasme de l’adhésion a été rapidement refroidi. Le 30 août 2023, un coup d’État militaire renverse le régime en place, provoquant la réaction immédiate du Commonwealth. Lors d’une réunion tenue en septembre à New York, le CMAG décide de suspendre partiellement le Gabon. Le pays perd alors son droit de vote et est exclu des processus décisionnels, en vertu des principes fondateurs de l’organisation : démocratie, État de droit et respect des droits humains.

Une normalisation saluée par la communauté internationale

Deux ans plus tard, le CMAG acte la levée de cette suspension, saluant les avancées institutionnelles opérées au Gabon. Depuis le changement de régime, le pays s’est doté d’une nouvelle Constitution, instituant la Vᵉ République, et a organisé une élection présidentielle qui a vu la victoire de Brice Clotaire Oligui Nguéma. Cette évolution politique, conjuguée à un dialogue constant avec les instances du Commonwealth, a permis au Gabon de réintégrer pleinement la communauté.

Une diplomatie en quête de stabilité et de reconnaissance

Sur ses plateformes numériques, le président gabonais a souligné la portée symbolique et diplomatique de cette réintégration. Il a salué « la reconnaissance de notre souveraineté par la communauté internationale » et évoqué « une victoire collective pour la restauration de l’État et de l’honneur de la Nation ». Reste désormais à mesurer les effets concrets de cette appartenance au Commonwealth, alors que le Gabon, sous la Cinquième République, poursuit sa stratégie de repositionnement sur la scène internationale.

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