jeudi, janvier 22, 2026
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Enseignement supérieur privé : l’État s’attaque à une refonte en profondeur

Libreville – Réunir, écouter, proposer et réformer. C’est dans cette logique que le ministère gabonais de l’Enseignement supérieur a organisé, les 23 et 24 juillet à Libreville, un atelier national sur l’avenir du secteur privé de l’enseignement supérieur. À la clé : une série de recommandations ambitieuses pour remettre à niveau un segment essentiel mais souvent décrié du système éducatif.

Un diagnostic sans détour

Pléthore d’établissements, qualité pédagogique inégale, équipements souvent obsolètes… Le constat partagé par les participants – responsables d’écoles privées, experts, autorités académiques – est sans appel. “Il est temps de structurer et de professionnaliser ce secteur pour garantir une formation digne de ce nom à nos étudiants”, a lancé un cadre du ministère lors des échanges.

Cinq axes pour transformer le secteur

Plusieurs propositions fortes ont émergé des travaux :

Révision du cadre juridique : création d’une commission chargée de proposer une nouvelle réglementation, mieux adaptée aux réalités actuelles du pays ;

Modernisation des infrastructures : bibliothèques, salles de cours, équipements numériques et services étudiants devront faire l’objet d’investissements ciblés ;

Renforcement de la gouvernance : les établissements devront désormais rendre des comptes sur leur gestion financière, administrative et académique ;

Harmonisation des formations : les programmes devront s’aligner sur les standards du CAMES, garantissant ainsi la reconnaissance régionale des diplômes ;

Mise en place d’un comité de suivi : pour veiller à la bonne exécution des réformes sur le terrain.

Vers un enseignement privé plus crédible

L’atelier marque un tournant stratégique. Il ne s’agit plus seulement de tolérer un enseignement privé parfois défaillant, mais de l’intégrer pleinement à la politique nationale de l’enseignement supérieur. Pour cela, la tutelle entend imposer une logique d’exigence, de qualité et d’évaluation continue.

Un enjeu national

Alors que plus de 60 % des étudiants gabonais sont inscrits dans des établissements privés, la modernisation de ce pan du système éducatif n’est plus une option mais une urgence. Il en va de la crédibilité des diplômes, de l’employabilité des jeunes et de la compétitivité du pays.

Les recommandations sont sur la table. Il revient désormais aux autorités, aux partenaires privés et aux institutions concernées de transformer l’essai. Avec, en ligne de mire, un seul objectif : faire du Gabon un pôle académique fiable et performant, capable de répondre aux aspirations de sa jeunesse.

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