Avec plus de 350 millions de personnes touchées dans le monde et environ 280 000 cas estimés au Gabon, l’hépatite constitue un véritable défi sanitaire. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) ambitionne de réduire considérablement ces chiffres d’ici à 2030, notamment grâce à des campagnes de prévention, de dépistage précoce et de vaccination.
« Il est urgent d’agir en amont. La prévention primaire repose sur l’information, la vaccination et un accès élargi au dépistage », a insisté le Dr Engoang, soulignant que les causes sont variées : consommation excessive d’alcool, prise prolongée de médicaments comme le paracétamol, exposition à des substances toxiques ou encore certaines maladies auto-immunes.
Une prise en charge de plus en plus accessible
Face au coût élevé des traitements, le Gabon a mis en place des dispositifs de soutien pour les patients. La CNAMGS prend en charge à 100 % le traitement de l’hépatite C pendant trois mois, tandis que le PNLIST assure la disponibilité des traitements pour l’hépatite B. Un centre de traitement ambulatoire est également fonctionnel au CHUL, dans le service d’hépato-gastro-entérologie.
Comprendre pour mieux agir
L’hépatite est une inflammation du foie, provoquée soit par un virus (hépatites A, B, C), soit par d’autres facteurs comme l’alcool, les médicaments ou certaines toxines. Souvent asymptomatique au début, elle peut provoquer des symptômes variés : fatigue chronique, douleurs abdominales, fièvre, jaunissement de la peau (ictère), etc. Si elle n’est pas prise en charge, elle peut évoluer vers une cirrhose ou un cancer du foie.





