jeudi, janvier 22, 2026
spot_imgspot_img

Top 5 cette semaine

spot_img

A lire aussi

Le retour inquiétant du réseau mafieux du permis de conduire

La Direction générale des Transports terrestres (DGTT) est à nouveau au cœur d’un scandale. Un vaste réseau de délivrance frauduleuse de permis de conduire a été mis à jour, confirmant la résurgence d’un système mafieux bien organisé qui opère en toute impunité.

Des démarcheurs en activité dans l’ombre

Depuis plusieurs mois, des démarcheurs clandestins ont repris du service. Ces individus parcourent les villes et quartiers à la recherche de candidats au permis de conduire, leur proposant des services expéditifs et “officiels”, moyennant finances. Les tarifs varient selon le profil : 15 000 FCFA pour les nationaux, jusqu’à 500 000 FCFA pour certains ressortissants étrangers, notamment asiatiques.

Une mécanique bien huilée

Le procédé est rôdé : les démarcheurs collectent les dossiers qu’ils acheminent ensuite vers le Centre national du permis de conduire (CNPC). Un ordre de recette est alors établi, suivi de la délivrance de quittances servant à valider faussement la légalité du processus. Ces documents donnent l’illusion que le candidat a suivi une formation dans une auto-école, alors qu’il n’en est rien.

La loi contournée, les réformes balayées

Pourtant, la législation gabonaise est formelle : l’obtention du permis de conduire est conditionnée par une formation en auto-école. À l’époque où le commandant Guy Oscar Sadibi Mapangou dirigeait le CNPC, une réforme rigoureuse avait été instaurée. Elle imposait un passage obligé par une formation validée, suivie d’une présentation au centre avec le formateur pour l’établissement des documents officiels.

Aujourd’hui, cette discipline a volé en éclats. Les démarches parallèles prospèrent avec la complicité d’agents au sein même de l’administration.

Une fraude systémique tolérée en interne

Une source proche du dossier affirme :

“C’est un système bien huilé au sein des services du ministère des Transports. Il suffit de payer une quittance de 35 000 FCFA qu’ils ajoutent au dossier pour simuler une formation en auto-école.”

Cette fraude systématisée, rendue possible par des complicités internes, fausse le contrôle des autorités et favorise une délivrance massive de permis non conformes.

Les auto-écoles étranglées par la concurrence déloyale

Les écoles de conduite agréées paient le prix fort. Leurs activités sont en chute libre. Plusieurs établissements tirent la sonnette d’alarme, redoutant une fermeture imminente faute de clients. Elles demandent aux autorités de reprendre le contrôle du système et de sanctionner les responsables de ce réseau mafieux.

Une menace pour la sécurité routière

Ce trafic illicite a des conséquences directes sur la sécurité routière. De nombreux conducteurs circulent aujourd’hui sans la formation adéquate. Les usagers se plaignent de comportements dangereux au volant, symptôme d’un système où le business a pris le pas sur la compétence.

Un appel urgent à l’action

Face à ce dérèglement profond, les regards se tournent vers le ministère des Transports. Il est urgent de restaurer l’intégrité du processus de délivrance du permis de conduire, pour préserver à la fois la légitimité des institutions, la viabilité des auto-écoles, et surtout la sécurité des usagers de la route.

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Articles populaires