La Fédération des entreprises du Gabon (FEG) entame une nouvelle ère. Élu en mai dernier, Alain-Claude Kouakoua a dévoilé, le 5 septembre, la composition de son bureau exécutif. Une équipe rajeunie, paritaire et sectoriellement représentative, censée porter la relance économique et renforcer la voix du patronat.
Une gouvernance plus inclusive
Le nouveau bureau traduit une volonté d’ouverture et d’équilibre. Pour la première fois, plusieurs postes stratégiques reviennent à des femmes. Isabelle Essonghe prend la vice-présidence en charge du Commerce et de l’Artisanat, tandis qu’Hélène Zoua-Ondo s’occupera de fiscalité et de la protection judiciaire des entreprises.
Autre figure mise en avant : Gaston Midoungani, représentant du secteur des petits métiers, désormais vice-président chargé de l’entrepreneuriat. Quant à Charles Tchen, expert reconnu du pétrole, il aura la lourde tâche de piloter la question du contenu local dans un secteur en pleine réorganisation.
Des chantiers prioritaires
Pour Kouakoua, l’enjeu est double : renforcer le rôle de la FEG comme interlocuteur des pouvoirs publics et stimuler la création d’emplois pour les nationaux. La diversification de l’économie, la modernisation de l’environnement fiscal et la valorisation des ressources locales figurent parmi les priorités.
« Nous devons être force de proposition et moteur de la relance », a déclaré le président de la FEG lors de la présentation de l’équipe.
Un test pour le patronat
Dans un contexte de ralentissement économique et de réformes attendues, la FEG joue une carte décisive. Le nouveau bureau est désormais attendu sur sa capacité à traduire ses ambitions en résultats tangibles. Les prochains mois diront si ce pari de renouvellement peut réellement redonner souffle au patronat gabonais.
FEG : un bureau exécutif renouvelé face au défi économique





