Le 17 décembre 2024, une rencontre cruciale s’est tenue entre la ministre des Affaires Sociales, Nadine Nathalie AWANANG Épouse Anato, et une délégation de la Compagnie d’Assainissement et de Services Publics de Libreville (CASEP-GA), dirigée par son directeur général, Bohlen Blesso. Cette audience, abritée au ministère des Affaires Sociales, visait à discuter des enjeux liés à la gestion des dépouilles des personnes indigentes.
Un contexte de tensions financières depuis 2015
La délégation de CASEP-GA, mandatée par la municipalité de Libreville, a mis en lumière les graves difficultés financières auxquelles elle fait face depuis 2015. Ces difficultés sont principalement liées au non-paiement des factures d’inhumation des personnes indigentes. Une situation critique qui a poussé l’entreprise à solliciter une intervention directe du ministère des Affaires Sociales pour prendre en charge ces coûts.
Une absence de cadre réglementaire
Lors de l’échange, la ministre Nadine Nathalie AWANANG Épouse Anato a reconnu l’importance du travail effectué par CASEP-GA. Cependant, elle a exprimé son étonnement face à cette demande en raison de l’absence d’une réglementation claire encadrant cette responsabilité. Cette lacune juridique constitue un frein majeur à la mise en œuvre de solutions immédiates.
Engagement vers une solution durable
Pour pallier cette situation, la ministre a promis de se rapprocher des autorités municipales afin de recueillir davantage d’éléments sur ce dossier. Elle a également assuré CASEP-GA de son engagement à explorer une solution concertée, durable et conforme aux normes administratives en vigueur.
Une responsabilité encore floue
Cette audience met en évidence une problématique plus large : le manque de clarté dans la répartition des responsabilités en matière d’inhumation des personnes indigentes. La solution à cette impasse nécessitera une coordination étroite entre la ville de Libreville, les services de pompes funèbres, et le ministère des Affaires Sociales.
En attendant, la question demeure : qui doit assurer la dignité des défunts les plus vulnérables ?





