L’ancien président du Sénégal, Macky Sall, est désormais officiellement candidat au poste de Secrétaire général des Nations unies. L’annonce a été faite par le Burundi, qui assure actuellement la présidence en exercice de l’Union africaine (UA). Cette initiative vise à préparer la succession de António Guterres, dont le mandat s’achèvera à la fin de l’année 2026.
D’après des informations relayées le 3 mars 2026 par Jeune Afrique, la candidature de Macky Sall a été officiellement déposée auprès de la présidente de l’Assemblée générale des Nations unies par Zéphyrin Maniratanga, représentant permanent du Burundi auprès de l’ONU. Cette désignation, portée par le président burundais Évariste Ndayishimiye, dont le pays dirige actuellement l’UA, a provoqué de nombreuses réactions dans les milieux politiques et diplomatiques.
Macky Sall, porte-étendard africain
Déjà cité comme potentiel candidat lors du 39e sommet ordinaire de l’Union africaine tenu en février dernier à Addis-Abeba, Macky Sall n’avait toutefois pas encore officialisé sa démarche à ce moment-là. Néanmoins, en vertu du principe de rotation régionale, les perspectives de voir un candidat africain accéder au poste apparaissent limitées pour cette échéance.
D’autres figures de premier plan sont également en course. Parmi elles, l’ancienne présidente chilienne Michelle Bachelet, soutenue par le Chili, le Brésil et le Mexique. Figure également parmi les prétendants Rafael Mariano Grossi, actuel directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), dont la candidature bénéficie de l’appui de l’Argentine.
Pour succéder à António Guterres, tout candidat devra d’abord obtenir l’approbation du Conseil de sécurité des Nations unies, qui requiert au minimum neuf voix sur quinze, sans veto d’un des cinq membres permanents. Une fois cette condition remplie, la nomination devra être entérinée par l’Assemblée générale, généralement par acclamation.
Président du Sénégal de 2012 à 2024, Macky Sall a quitté le pouvoir après l’élection de son successeur, Bassirou Diomaye Faye. Installé depuis au Maroc, l’ancien chef d’État pourrait désormais chercher à jouer un rôle de premier plan sur la scène internationale à travers cette candidature.





