Les contrats à terme sur le cacao ont franchi une étape majeure en atteignant un sommet historique de 12 000 dollars la tonne (environ 7 560 000 FCFA) à la Bourse des marchandises de New York. Ce bond spectaculaire, qui n’a cessé de s’accélérer ces derniers mois, est alimenté par des inquiétudes croissantes autour de la baisse de la production en Côte d’Ivoire, le plus grand producteur mondial de cacao.
En l’espace de quelques mois, les prix ont presque triplé, avec une hausse de plus de 60 % depuis la mi-novembre 2024. Cette envolée des prix s’ajoute à une période de volatilité extrême, où les prix avaient déjà grimpé de 180 % entre janvier et avril 2024, passant de 4 200 à 11 700 dollars la tonne. Après un léger répit, la situation s’est de nouveau enflammée, avec des prix atteignant les 12 000 dollars en seulement deux mois – une hausse spectaculaire de 90 %.
Les raisons de cette flambée sont multiples, mais le facteur principal demeure les inquiétudes quant à la récolte en Côte d’Ivoire. La production, estimée initialement entre 2,1 et 2,2 millions de tonnes, est désormais revue à la baisse, avec des prévisions autour de 1,9 million de tonnes pour la saison en cours. Ce déclin de près de 10 % dans la production menace non seulement la reconstitution des stocks mondiaux, mais aggrave aussi la situation des industries dépendantes du cacao. En plus de cela, la dégradation des récoltes intermédiaires au Ghana et l’arrivée de l’Harmattan, vent chaud et sec, exacerbe davantage les craintes.
Cette hausse vertigineuse des prix illustre non seulement les fragilités du marché mondial du cacao, mais aussi les défis auxquels font face les producteurs et les entreprises du secteur, forcées de composer avec une pression croissante sur l’approvisionnement, tout en cherchant à répondre à une demande toujours plus forte.





