Depuis quelques jours, une vive controverse éclabousse l’École Supérieure de Gestion, d’Informatique et de Sciences (ESGIS) au Gabon. Un collectif d’anciens étudiants accuse l’établissement de délivrer de prétendus diplômes français, invalidés par l’ambassade de France au Gabon et non homologués par le Répertoire National des Certifications Professionnelles (RNCP) en France.
Des promesses de diplômes reconnus à l’international, mais…
Ces étudiants affirment avoir déboursé plusieurs millions de francs CFA pour des formations censées garantir des diplômes reconnus à l’international. Ces derniers auraient été délivrés dans le cadre d’un partenariat avec IPE Management School-Paris, un établissement qui, après vérification, n’est pas reconnu par les autorités françaises.
Une ancienne étudiante, sous couvert d’anonymat, exprime son indignation :
« L’école promettait un diplôme reconnu en France, mais à l’ambassade, on nous a appris qu’ils n’avaient aucune valeur. »
Un scandale qui appelle des réponses
Les étudiants floués réclament :
- La restitution des frais de scolarité qu’ils estiment frauduleusement encaissés.
- La délivrance de diplômes valides et conformes aux normes internationales.
- La reconnaissance des préjudices subis.
Malgré les tentatives de médiation qui durent depuis plus d’un an, l’administration d’ESGIS reste silencieuse. Contactée par la presse, elle a renvoyé les journalistes vers son avocat, sans donner plus d’explications.
Un appel à renforcer les contrôles sur les établissements privés
Ce scandale met en lumière les dérives potentielles des établissements privés au Gabon. Le collectif d’étudiants demande une intervention urgente du ministère de l’Éducation nationale pour renforcer les contrôles sur la légitimité des programmes et partenariats proposés.
Le Pr. Hervé Ndoume Essingone, une figure clé dans la supervision de l’enseignement supérieur au Gabon, est particulièrement attendu pour réguler ce secteur et restaurer la confiance des étudiants et des familles.





