Le mardi 17 décembre 2024, lors d’une audition devant les députés de la transition, le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, Hermann Immongault, a dressé un bilan alarmant sur la consommation et le trafic de stupéfiants au Gabon. Selon ses déclarations, la ville de Port-Gentil, capitale économique du pays, s’impose comme le principal point d’entrée de la cocaïne et de l’héroïne, faisant d’elle l’épicentre de ce commerce illicite.
Une lutte constante contre le trafic de drogue
La cellule anti-drogue de la Direction générale des services spéciaux (DGSS) multiplie les saisies de stupéfiants dans cette région stratégique. Ces efforts témoignent de l’engagement des autorités à combattre un fléau qui affecte principalement la jeunesse gabonaise. La consommation de ces produits illicites engendre des conséquences graves : insécurité, délinquance, et addiction, cette dernière étant une pathologie aux effets souvent irréversibles.
Malgré une diminution des saisies de stupéfiants depuis le début de l’année 2024, Port-Gentil demeure un marché de choix pour les trafiquants. Selon le ministre Hermann Immongault, les principaux acteurs de ce trafic sont des jeunes Gabonais de moins de 31 ans, souvent sans emploi, élèves ou étudiants. La province de l’Ogooué-Maritime, où se trouve Port-Gentil, constitue ainsi le principal terrain d’écoulement de ces substances.
Comprendre les drogues en question : cocaïne et héroïne
La cocaïne
La cocaïne est une substance extraite des feuilles du cocaïer, appelées « feuilles de coca ». Elle agit comme un stimulant puissant sur le système nerveux, procurant une sensation temporaire d’énergie, de confiance et de capacité intellectuelle accrue. Cependant, son usage provoque une forte dépendance physique et psychologique, ainsi que des effets secondaires graves, tels que des troubles cardiaques, des crises d’anxiété et des comportements agressifs.
L’héroïne
L’héroïne appartient à la famille des opiacés. Elle est fabriquée à partir de l’opium, une substance naturelle extraite du pavot. Initialement utilisée à des fins médicales pour traiter la douleur ou la toux, l’héroïne est aujourd’hui classée comme un stupéfiant en raison de son haut potentiel addictif. Elle agit directement sur le système nerveux central, provoquant un effet de bien-être temporaire mais accompagné de graves conséquences, notamment des overdoses et des dégâts neurologiques permanents.
Des solutions pour contrer le fléau
Face à cette situation, le ministre de l’Intérieur a appelé à une intensification des efforts pour lutter contre le trafic et la consommation des stupéfiants. Cela passe par :
- Le renforcement des contrôles aux frontières, notamment dans les ports et les zones côtières.
- Une sensibilisation accrue, ciblant les jeunes pour les informer sur les dangers des drogues.
- Une collaboration internationale avec des pays voisins pour traquer les réseaux de trafiquants.
- Le développement de programmes de réinsertion pour les toxicomanes, afin de les aider à reconstruire leur vie loin des addictions.
En fin
Port-Gentil, par sa situation géographique et son rôle économique, se retrouve au cœur d’un problème complexe lié au trafic de drogues. Les autorités gabonaises, conscientes des enjeux, s’emploient à renforcer la lutte contre ce fléau, avec l’espoir de préserver une jeunesse qui représente l’avenir du pays.





