Selon le rapport Dynamiques du développement en Afrique 2024, publié conjointement par la Commission de l’Union africaine (CUA) et l’OCDE, le Gabon se distingue en Afrique centrale avec une durée moyenne de scolarisation de 10 ans pour la population âgée de 15 à 64 ans. Ce chiffre dépasse largement la moyenne régionale de 6,4 ans, témoignant des efforts significatifs réalisés dans le domaine éducatif.
Le Gabon, leader régional
Avec ses 10 années de scolarisation, le Gabon surpasse nettement des pays voisins comme la République centrafricaine (2,6 ans) et le Burundi (5 ans). Cette performance en fait un modèle au sein de la sous-région, où les niveaux d’éducation demeurent globalement inférieurs à ceux d’autres régions africaines.
Un contraste avec l’Europe
Malgré ces progrès, l’écart avec les standards européens reste notable. Dans l’Union européenne, la durée moyenne de scolarisation est de 12 ans, mettant en lumière la nécessité pour le Gabon d’investir davantage dans son système éducatif. Le pays doit également s’attaquer aux disparités persistantes entre les zones urbaines et rurales et améliorer la qualité de l’apprentissage pour renforcer les compétences fondamentales des élèves.
Éducation, un levier pour l’avenir
Avec une population africaine en âge de travailler qui devrait doubler d’ici 2050, l’éducation est un pilier crucial pour préparer les jeunes générations aux transitions numérique et écologique. Le Gabon dispose d’une base solide grâce à ses 10 années de scolarisation moyenne, mais il devra continuer à améliorer la qualité de son enseignement pour répondre aux besoins croissants du marché de l’emploi.
Objectifs à long terme
À l’horizon 2040, l’ambition est d’augmenter non seulement la durée de la scolarisation, mais aussi d’assurer un apprentissage de qualité, garantissant que chaque année d’éducation contribue pleinement au développement personnel des apprenants et à la prospérité de la société gabonaise.
Le Gabon montre ainsi qu’il est possible de faire progresser l’éducation en Afrique centrale, mais le défi reste immense pour atteindre des standards internationaux.





