Le retour de la Société nationale des bois du Gabon (SNBG) sous le contrôle de l’État est salué comme un tournant majeur par Nicolas Nguema, coprésident du Parti pour le Changement (PLC). Cette initiative stratégique replace le secteur bois au centre des efforts de relance économique et de diversification du Gabon, offrant une opportunité de renforcer la souveraineté nationale sur ses ressources naturelles.
Un enjeu de souveraineté nationale
Nicolas Nguema souligne que la reprise en main de la SNBG marque une étape cruciale pour redonner au Gabon le contrôle sur ses richesses naturelles. Cependant, il insiste sur l’importance d’accompagner cette décision de réformes concrètes afin d’en garantir un impact durable sur l’économie.
Des réformes nécessaires pour une gestion optimale
Le coprésident du PLC propose plusieurs mesures pour maximiser les bénéfices de cette reprise :
- Nationalisation des activités : Intégrer la coupe et la transformation du bois dans une chaîne de valeur locale afin de limiter l’exportation brute des ressources.
- Industrialisation du secteur : Moderniser les infrastructures et promouvoir une gestion industrielle.
- Révision des permis forestiers : Renforcer les contrôles, interdire leur vente à des non-nationaux et privilégier les acteurs locaux.
- Création d’une société nationale d’exploitation forestière : Protéger les forêts contre la déforestation et garantir une gestion durable respectant les normes internationales.
Intégrer les Gabonais dans le développement
Pour Nicolas Nguema, l’implication des populations locales est essentielle. Il appelle à :
- Promouvoir la formation et l’innovation dans le secteur du bois.
- Créer des emplois pour stimuler l’économie et encourager l’autonomie nationale.
Un plan stratégique pour éviter les erreurs du passé
Enfin, Nicolas Nguema plaide pour l’élaboration d’une stratégie détaillée accompagnée d’un chronogramme et d’objectifs clairs. Cette approche permettra d’assurer une transition réussie, tout en respectant les principes de développement durable et en consolidant la souveraineté économique du Gabon.





