Le dossier délicat d’Air Sénégal met à l’épreuve la cohésion du tandem exécutif sénégalais. La compagnie aérienne nationale, autrefois symbole d’ambition économique, est aujourd’hui en proie à des pertes financières récurrentes, devenant un sujet de friction entre le Premier ministre Ousmane Sonko et le Président de la République, Diomaye Faye.
Un débat sur l’aide étatique
Le principal point de désaccord concerne l’octroi d’une aide financière conséquente par l’État pour renflouer Air Sénégal. Ousmane Sonko milite pour une intervention forte de l’État, soulignant l’importance stratégique de la compagnie pour l’économie et l’image du pays. À l’inverse, Diomaye Faye adopte une position plus prudente, insistant sur les risques liés à un investissement public sans garanties de redressement durable.
Deux visions opposées
Ce différend met en lumière deux approches distinctes au sein de l’exécutif :
- Ousmane Sonko, Premier ministre, plaide pour le sauvetage d’un fleuron national coûte que coûte, affirmant que la perte d’Air Sénégal serait un revers stratégique pour le pays.
- Diomaye Faye, Président de la République, défend une gestion stricte des finances publiques, mettant en garde contre le risque de subventions inefficaces.
Un test pour l’unité de l’exécutif
Ces tensions constituent un premier véritable défi pour l’unité du gouvernement Diomaye-Sonko. L’enjeu dépasse la simple survie d’Air Sénégal : il s’agit d’un test crucial pour la gestion des crises économiques et la capacité de l’exécutif à concilier des visions divergentes.
Alors que les Sénégalais attendent des décisions concrètes, l’avenir d’Air Sénégal reste incertain, reflétant les choix complexes auxquels sont confrontés les dirigeants dans un contexte de contraintes budgétaires.





