Le 31 décembre 2024, au Palais Léon Mba, s’est clôturée la deuxième session ordinaire de l’Assemblée nationale de la Transition du Gabon. À cette occasion, le président de cette institution, Jean François Ndongou, a dressé un bilan de la session budgétaire et adressé un message fort à l’exécutif : l’exhortation à une gestion efficace et rationnelle des ressources publiques.
Un budget en hausse pour 2025
Durant cette session, 15 projets de textes, dont 13 projets de loi et 2 propositions de loi, ont été examinés et adoptés. Parmi eux, le projet de loi de finances initiale pour 2025 a retenu l’attention. Ce budget, équilibré en recettes et en dépenses, s’élève à 4 204,9 milliards de francs CFA, marquant une augmentation de 42,9 milliards de francs CFA par rapport à celui de 2024.
Selon Jean François Ndongou, ce budget reflète l’engagement de l’État à honorer ses obligations financières tout en soutenant une croissance économique durable. Cependant, il a insisté sur un point crucial : « Un budget n’est réellement sincère que par l’exécution rationnelle qui en découle. »
Des priorités nationales clairement définies
Le président de l’Assemblée nationale de la Transition a salué l’attention portée dans le budget à plusieurs secteurs prioritaires :
- Le logement,
- Les infrastructures collectives,
- L’eau et l’électricité,
- Les routes,
- La santé,
- L’enseignement,
- La protection sociale,
- La sécurité.
Ces secteurs sont essentiels pour répondre aux attentes des populations et améliorer leurs conditions de vie.
Un appel à l’orthodoxie budgétaire
Jean François Ndongou a lancé un appel clair aux membres du gouvernement pour que chaque dépense publique soit orientée vers des objectifs économiques précis. « Chaque responsable public doit donner à chacune des dépenses un objectif économique », a-t-il déclaré, insistant sur la nécessité de passer d’une gestion basée sur les moyens à une logique axée sur les résultats.
Pour garantir cette transition, il a exhorté à bannir les pratiques néfastes telles que la corruption, les surfacturations et les détournements de fonds publics. L’orthodoxie budgétaire et la transparence doivent devenir les principes directeurs de la gestion des finances publiques.
Mobilisation des ressources fiscales
Outre les dépenses, Ndongou a mis en lumière l’importance d’une mobilisation accrue des ressources fiscales. Il a appelé les régies financières à redoubler d’efforts pour collecter les recettes nécessaires au fonctionnement optimal de l’État. Par ailleurs, il a invité les citoyens gabonais à faire preuve de civisme en respectant les lois fiscales, soulignant que le paiement des impôts est un « impératif citoyen ».
Une transition sous haute surveillance
La séance de clôture s’est déroulée en présence du Premier ministre de la Transition, Raymond Ndong Sima, et de plusieurs membres du gouvernement. Cette configuration témoigne de l’importance accordée à la bonne gouvernance pendant cette période transitoire cruciale pour le Gabon.
Pour l’honorable Ndongou, la gestion efficace du budget 2025 sera un test majeur de la capacité du gouvernement de transition à répondre aux attentes des citoyens et à poser les bases d’un développement durable.
Vers une nouvelle ère de responsabilité ?
La clôture de cette session budgétaire marque un tournant. Elle fixe des attentes élevées pour une gestion transparente et efficace des finances publiques, tout en réaffirmant la nécessité d’un engagement collectif, tant de la part des responsables publics que des citoyens, pour construire un Gabon plus prospère et équitable.
Seul le respect de ces engagements permettra de transformer les ambitions affichées en réalisations concrètes, au bénéfice de tous les Gabonais.





