C’est un bilan en demi-teinte qui ressort de la deuxième session ordinaire du Sénat de la transition, clos le 31 décembre 2024. Dans son allocution de clôture, Paulette Missambo, présidente de l’institution, a pointé du doigt les faiblesses des efforts du gouvernement de Raymond Ndong Sima en matière de lutte contre la précarité. Selon elle, les attentes sociales pressantes des Gabonais ont été largement sous-évaluées, notamment en termes d’exécution des budgets alloués.
Un budget social sous-utilisé
« En dépit d’une forte demande sociale, le taux d’exécution des budgets alloués à plusieurs départements ministériels à vocation sociale est demeuré très faible », a déclaré Paulette Missambo. Ce constat accablant a mis en évidence une gestion inadéquate des fonds destinés à l’amélioration des conditions de vie des populations vulnérables. Certains ministères n’ont même pas reçu les crédits d’investissement prévus, compromettant ainsi la mise en œuvre de projets cruciaux.
Un appel à l’action pour 2025
La présidente du Sénat a vivement exhorté les ministères financiers, notamment celui du Budget et des Comptes publics dirigé par Charles M’Ba, à redoubler d’efforts dans la Loi de finances rectificative 2025. « Une meilleure exécution des budgets sociaux est essentielle pour répondre aux besoins des plus démunis et garantir une répartition équitable des richesses », a-t-elle affirmé. Cet appel souligne l’urgence d’une action concertée et efficace pour enrayer la pauvreté qui touche encore une grande partie de la population, notamment dans les zones rurales.
Une mission cruciale pour le gouvernement de transition
Au-delà des critiques, le Sénat espère que le gouvernement saura tirer les leçons de ces insuffisances pour mieux orienter ses politiques sociales en 2025. Les attentes des Gabonais sont grandes, et les marges de manœuvre budgétaires devront être exploitées à leur juste valeur. Le défi consiste à transformer ces budgets en actions concrètes et impactantes, capables de réduire significativement la pauvreté.
Conclusion
Le discours de Paulette Missambo révèle une fracture entre les promesses budgétaires et leur réalisation effective. Pour l’année à venir, le gouvernement est placé devant ses responsabilités : il doit non seulement revoir ses priorités, mais aussi veiller à ce que les ressources allouées aux programmes sociaux soient pleinement utilisées au bénéfice des populations les plus fragiles. L’éradication de la pauvreté reste un enjeu central pour le Gabon en cette période de transition politique.





